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GuidePublié le 29 septembre 202610 min

Arrêter de payer son site internet : préavis, nom de domaine et contrat

Arrêter de payer son site internet quand on est artisan : les 5 points à vérifier dans ton contrat, le droit de rétractation de 14 jours, ce que publient Simplébo, Solocal, Local.fr, Linkeo et ALEO, et la marche à suivre.

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L'équipe TheLauncher

Article rédigé avec l'aide de l'intelligence artificielle

Tu paies chaque mois un prestataire pour ton site internet, et tu veux arrêter. Trois questions se posent, et elles sont séparées : ce que tu dois encore payer, ce que devient ton nom de domaine, et ce que devient ton site. Ce guide t'explique comment vérifier chacune dans ton contrat, ce que disent les conditions publiées des principaux prestataires, et ce que la loi prévoit vraiment pour un artisan.

Toutes les sources ont été relues le 29 septembre 2026. Les conditions changent : la seule qui compte, c'est la version que tu as signée.

Étape 1 : retrouve ton contrat et vérifie 5 points

  1. La durée d'engagement : 12, 24, 36, 48 ou 60 mois ? À partir de quand (signature ou mise en ligne) ?
  2. La reconduction : le contrat se renouvelle-t-il tout seul, et pour combien de temps ?
  3. Le préavis : combien de temps avant l'échéance, et sous quelle forme (lettre recommandée, formulaire en ligne, les deux) ?
  4. Le nom de domaine : à quel nom est-il enregistré, et à quelles conditions te rend-on le code de transfert ?
  5. Le financement : paies-tu le prestataire, ou une société de location (par exemple Locam, Grenke, Parfip) ? Si c'est une société de location, c'est elle ton interlocuteur pour les paiements.

Si tu as signé un avenant, relis-le aussi : chez certains prestataires, un avenant fait repartir une nouvelle période d'engagement (voir le tableau plus bas).

Étape 2 : ce que la loi prévoit pour un artisan

Le droit de rétractation de 14 jours, si tu as signé chez toi ou sur un chantier

La DGCCRF explique qu'un petit professionnel a 14 jours pour se rétracter quand trois conditions sont réunies :

  • le contrat a été signé hors établissement (par exemple chez toi, sur un chantier, après un démarchage) ;
  • l'objet du contrat n'entre pas dans ton activité principale ;
  • tu as 5 salariés ou moins.

Point important, toujours d'après la DGCCRF : si le prestataire ne t'a pas donné les informations sur ce droit de rétractation, le délai est prolongé de douze mois.

Un site internet entre-t-il dans ton activité principale ? Pour un plombier ou un électricien, a priori non. La Cour de cassation l'a jugé ainsi dans une décision du 6 janvier 2026 (chambre criminelle, n° 24-81.212), qui concernait notamment des contrats de sites internet loués à de petits professionnels.

Une limite, précisée par la même fiche de la DGCCRF : ces règles ne s'appliquent pas quand le professionnel souscrit un crédit. Dans la décision du 6 janvier 2026, la Cour a jugé qu'une location longue durée sans option d'achat n'était pas un service financier au sens de ces règles. Si ton site est financé, fais vérifier la nature exacte de ton contrat.

La reconduction tacite : la règle des consommateurs ne s'applique en général pas

Beaucoup d'articles conseillent d'invoquer la « loi Chatel » (article L215-1 du Code de la consommation) pour sortir d'un contrat reconduit sans prévenir. Attention : ce texte protège les consommateurs et les non-professionnels. L'Institut national de la consommation cite une décision de la cour d'appel de Dijon (28 septembre 2017) : le contrat de site internet d'un artisan étant en lien direct avec son activité, l'artisan ne pouvait pas s'en prévaloir.

Les deux règles utilisent des critères différents (« activité principale » pour la rétractation, « lien direct avec l'activité » pour la reconduction). Ne les mélange pas dans ton courrier. En cas de doute, fais relire ton contrat par un juriste.

Étape 3 : ce que disent les conditions des prestataires

Voici ce que publient les principaux prestataires dans leurs propres conditions générales, avec l'article cité. Quand un document n'est pas publié en accès libre, c'est ton exemplaire du contrat qui fait foi.

Simplébo

D'après ses conditions générales (version du 4 février 2026) :

  • Prix : « à partir de 50 € HT/mois » selon sa FAQ ; frais de création non chiffrés.
  • Engagement : mensuel, un an ou deux ans, avec reconduction tacite (art. 4.1 et 4.2).
  • Préavis : 90 jours, y compris sans engagement (art. 4.2 b). Il faut une demande en ligne et une lettre recommandée signée par le représentant légal, et le préavis ne court qu'à réception de la lettre (art. 4.2.1).
  • Nom de domaine : récupérable sans frais s'il a été enregistré pour toi, à condition de demander le code de transfert dans la lettre de résiliation (art. 4.3.2).
  • Site : non repris ; tes données se récupèrent « par de simples copiés-collés » avant la fin du service (art. 4.3.2).

Solocal

Les conditions de ses offres de site ne sont pas publiées : selon son centre d'aide, elles sont jointes au bon de commande. Sa page de tarifs affiche des formules à partir de 64, 114 et 209 € par mois. Ses conditions publiées les plus proches (gamme MyConnect, juin 2026) prévoient 12, 24 ou 48 mois fermes, une reconduction par périodes de 12 mois, et un préavis de 2 mois, porté à 4 mois pour certains clients. Solocal y étend aussi le droit de rétractation de 14 jours à toutes les TPE et PME. Vérifie ton propre contrat pour le site. Pour la date limite et le courrier, suis le guide de résiliation Solocal.

Local.fr

D'après ses conditions générales de services (version du 6 mai 2026) :

  • Prix : non publié.
  • Engagement : 24, 36, 48 ou 60 mois à partir de la mise en ligne, puis reconduction par 12 mois (art. 2.2.6).
  • Avenant : chaque modification du périmètre par un nouveau contrat ou un avenant « fera courir un nouveau délai » (art. 2.2.6).
  • Préavis : 2 mois, par lettre recommandée (art. 2.2.6).
  • Sortie anticipée : les redevances jusqu'au terme deviennent exigibles immédiatement, et des frais de 20 % du solde peuvent s'ajouter (art. 1.2).
  • Site : il « reste la propriété de LOCAL.fr » (art. 2.2.5). Le nom de domaine est réservé « au nom et pour le compte du Client ».

Linkeo

Sa page de tarifs annonce un site vitrine à partir de 60 € HT par mois, plus 600 € HT de création. Sa FAQ indique :

  • Engagement : sans engagement, 6 ou 12 mois en ligne ; 1, 2 ou 4 ans pour les contrats signés avec un commercial. Reconduction d'un an si le préavis est manqué.
  • Préavis : lettre recommandée « au plus tard 3 mois avant le terme officiel ». Son formulaire de résiliation parle, lui, de 30 jours. Les deux documents ne disent pas la même chose : fie-toi à ton contrat, et envoie ta lettre au plus tôt.
  • Nom de domaine : tu en es propriétaire ; les codes de transfert sont envoyés « sous réserve de résiliation et du règlement complet de vos échéances ».
  • Site : tes contenus te sont rendus ; le logiciel et le code source restent chez Linkeo.

ALEO

D'après ses conditions générales de vente :

  • Prix : « à partir de 69 € HT par mois », avec frais de création.
  • Engagement : 12 mois, reconduction par 12 mois, préavis de 2 mois par lettre recommandée (art. 10.1.1).
  • Sortie anticipée : ALEO peut la refuser ; si elle l'accepte, l'indemnité est d'un tiers des mensualités restantes, plus 50 € HT de frais de gestion (art. 10.1).
  • Site : ALEO reste propriétaire de la base du site, du code et des textes qu'elle a écrits ; l'export des fichiers sources est facturé 199 € HT (art. 3). Le nom de domaine t'est rendu si tu es à jour de tes paiements (art. 3).

Ce que racontent les clients

Sur Trustpilot, 680 avis sur ces prestataires (Simplébo, Solocal, Local.fr, Linkeo, ALEO et Cometik) ont été lus le 29 septembre 2026, parmi les plus récents et les plus négatifs de chaque page. 388 d'entre eux ont 1 ou 2 étoiles. Dans ces 388 avis négatifs, une recherche par mots-clés (donc un ordre de grandeur, pas une étude) donne : 188 parlent d'engagement ou de durée de contrat, 154 de prix ou de prélèvements, 84 de résiliation ou de préavis. Ce sont des témoignages, pas des faits vérifiés. Les situations les plus fréquentes :

  • Une durée différente de celle annoncée : 12 ou 24 mois promis à l'oral, 48 ou 60 mois dans le contrat.
  • Un préavis manqué : le client croyait avoir 2 mois, il en fallait 4, et le contrat est reparti pour un an.
  • Des paiements qui continuent après la fermeture de l'entreprise, surtout quand le contrat est financé par une société de location.

Le cas des contrats financés par une société de location

Certains sites sont vendus avec un contrat de location : tu paies une société financière, pas le prestataire. Dans ce montage, les paiements peuvent continuer même si le prestataire disparaît. Quand la société Cometik (NovaSEO) a été liquidée, le tribunal de commerce de Lille-Métropole a cédé ses contrats clients à des repreneurs le 9 septembre 2024. Il les a aussi autorisés à se présenter comme propriétaires des noms de domaine que Cometik avait enregistrés à son nom, à la place de ses clients.

Retiens la leçon : vérifie dès aujourd'hui à quel nom ton nom de domaine est enregistré. Tu peux le voir dans un annuaire « Whois », par exemple celui de l'Afnic pour les adresses en .fr.

Étape 4 : arrêter proprement, dans l'ordre

  1. Calcule ta date limite : date d'échéance moins le préavis. Ajoute une marge d'une semaine pour la poste.
  2. Récupère tes contenus avant d'envoyer la lettre : textes, photos, logo, liste de tes pages.
  3. Envoie la lettre recommandée avec accusé de réception, et fais aussi la démarche en ligne si ton contrat l'exige.
  4. Demande le code de transfert de ton nom de domaine dans la même lettre.
  5. Prépare ton nouveau site avant la coupure, pour ne pas disparaître de Google entre les deux.
  6. Si le contrat est financé par une société de location, écris-lui aussi.
  7. En cas de litige, tu peux faire un signalement sur SignalConso, comme le rappelle la DGCCRF dans la fiche citée plus haut.

Et chez TheLauncher ?

Chez TheLauncher, c'est 30 jours gratuits, puis 29 €/mois. D'après ses conditions générales, tu peux résilier à tout moment depuis ton espace client, et la résiliation prend effet à la fin de la période de facturation en cours (art. 8.4). Pendant 30 jours, tes données de site restent disponibles et tu peux les exporter (art. 8.3).

Pour comparer les prix, lis aussi combien coûte la création d'un site internet. Si tu sors d'un contrat Solocal, lis résiliation Solocal : préavis et lettre type.

Tout bien régler (la fiche, les avis, le site, les messages), c'est beaucoup quand on est sur les chantiers. On est là pour t'aider. Écris-nous et on regarde ensemble ce qu'on peut faire pour toi : sur WhatsApp, ou par téléphone au 06 51 83 65 53.